Putain...
Oui, ça pourrait bien resumer l'affaire, mais bon
Rock en Seine n'est pas non plus les
Rolling Stones et- je me dois de conter cette aventure...
Arrivée
Parc de St Clou donc,
Mimissiku,
Mc Fly & me... on rentre, tout en planquant une bouteille de
Maxilase (plus tard brandie face à
Tom Meighan) dans le caleçon... ça y est, nous y sommes, 2/3 heures de sommeil dans la vue, la fatigue nous servant de défonce naturelle... Sus au comptoir, 1ere bière d'une longue serie.. Assis dans l'herbe, clope au bec, tranquiles, comptant t-shirts d'
Iron Maiden et du
BJM (5-6 score final), de tout à cette réunion des rockeux de france, de vieux métalleux, des petits bourges garages, des hippies, des pd, des grunges, des punks... bref, la famille rock au complet, un autre esprit qu'à Nice,
peace & love...
Peu avant 15h, direction la
Scène de la Cascade pour le lancement du festival et les australiens de
Wolfmother... Un choc, ce petit trio rageux n'avait pas plus attirer que ça mon attention à la lecture d'un article dans
R&f... Un leader à la coupe afro en folie,
Andrew Stockdale, bien comptant d'être là et de jouer pour nous, jouer son rock mix de
Led Zep, d'
AC/DC avec une pointe de
Garage moderne, et des intonations des
White Stripes... Malheuresement un public encore trop endormi, en plein soleil et conscient qu'ils en auraient à la fin de cet excéllent show pour encore 7 heures... Ils eurent mériter de jouer un peu plus tard... dommage... Une fan s'en plaindra d'ailleurs 2 heures apres au comptoir, les presentant comme le meilleur groupe de la journée... pourquoi pas...
Enfin nous voici lancés, du rock, du bon, une belle ambiance, un beau festival et vers 17h apres un break de plus d'une heure nous nous dirigeons tels des beaufs vers la Grande Scène et les
'Francophones New Yorkais' de
Nada Surf, Clap Your Hands Say Yeah ne débutant qu'à 17h50... Erreur fatale... Merde! Comment voulez vous reussir votre prestation lorsque vous jouez votre meilleure chanson en 2eme, soit le but ultime de cet amas de pop adolescente sans relief? Impossible, alors oui
Popular fut tres bonne, mais il ne resta plus qu'à attendre le single
Always Love pour ressentir quelque chose... Seul rayon de soleil, la participations de deux trompetistes de
Calexico qui apporterent enfin un peu de relief à toute cette guimauve... Allez tirez vous, surtout toi là le bassiste ringard avec tes dreads! Place à
Dirty Pretty Things...
DPT, avec ou sans
Carl? Avec nous apprendra
LF07, seulement les infos sont incompletes, on apprend qu'il ne tiens pas sa guitare, du coup on en discute pendant 30 min délirant sur l'arrivée de
Pete sur scène jouant à sa place pour
Can't Stand Me Now, puis celle de
John Hassal entonant
Midnight Flight, bercés par les
'Rock en Clips',
Heart in a Cage ou
The Denial Twist... Puis enfin, apres les regalges effectués par un batteur warohlien débarque le groupe
, Gary tout sourire et Mr
Carl Bârat, t-shirt déchiré, sans guitar et le bras bandé par... un drapeau britannique... Puis rapidement
Deadwood, la foule en délire, sourires béats, puis en vrac
The Enemy,
The Gentry Cove,
Gin & Milk, des gens tombent (mes lunettes aussi) se relevent, sautent, sont écrasés puis relevés par leurs voisins... tous frères mais alors
'This is a song by The Libertines...'
DEATH ON THE STAIRS... poignant, puissant, poignant d'entendre Carl chanté les passages de Pete, un grand moment... le public est épuisé, mais continue de bouger, on entend réclamer '
France' pour une accalmie alors que d'autres en veulent plus, veulent
'Bang Bang...' mais encore
Blood Thirsty Bastards et autres tueries, et enfin la ballade ultime... Carlos prend sa guitare malgré tout et je me retrouve alors sur une paire d'épaules
'THE IDEAL GIRL, TO LONDON FROM FRANCE', magique... Une trompette est ensuite brandie, histerie générale
'BANG BANG ! YOU RE DEAD!!, OH IM SO EASILY LEAD!!!' je sauve une vie ou deux hurlant le refrain, Mc Fly offrant des clopes et pour finir
I GET ALONG, le bouquet final et le fameux
'FUCK 'EM' repris par des milliers de jeunes pour qui les
Libertines representent tant de choses...
Gary vient saluer le public, ses baguettes sur la tête, il est le Diable puis rampe le long de la scène tel un chien, se cachant derrière les enceintes, un sourire banania aux lèvres... Un peu sonné on reste là avec un des jeunes gens à qui nous avons sauver la vie, le pur parisien rock comme on l'imagine, sauf qu'il était sympa, trempé et kiffait mon t-shirt..
'on se retrouve devant Kasabian les mecs!' mouais, on l'aura attendu celui là...
Eux aussi ils nous auront attendu, le temps de se restaurer et de retourner à cette bonne vieille scène de la cascade,
Kasabian je les avais vu le 8 août, heuresement que Sir
Aschcroft n'était pas present, nous nous serions senti obligés de sprinter completement épuisés... Nous nous incrustons peu à peu dans le publics, direction la 'fosse', assez calme pour le moment,
'Sun Rise, Light Flies', nous le reprenons en
'Sunriise ! Live Fast!' , le concert est lancé, un bon public hooliganien, à la
Oasis, on se sent bien au milieu de maillot du
Celtic Glasgow qu'on embrassera quelques titres plus tard... Suit
Processed Beats, la chanson manquante du set stonien, comme une punition envers ce piètre public... mais à paris le public suit,
'I Tried Beats From This, Processed Beat For a.. Conversation a...' crie un anglais plus histérique que moi... Vient ensuite
Reason Is Treason, un
Tom Meighan dans la lignée de
Ian Brown et
Liam puis Club Foot, pogo parfait... Les lads de Leicester remercient le public et entonnent Lost Souls Forever (L.S.F) en final, Meighan en empereur ordonne de reprendre l'air final
'LA LALAAAA LALALALALALA!!!' son peuple s'exécute
'C MON FRANCE SPEAK UP!!!' de plus en plus fort, et 5 bonnes minutes apres le départ du groupe, non pendant bien plus longtemps en fait, certains fans repartant de plus belle au moindre pétage de cable (moi?)...
Une heure de repos bien mérité, comblée par churros et autres nourriture étrange, ainsi qu'une visite au tres beau stand
Heineken... 21h15 retour à la
Grande Scène, pour les
Raconteurs de
Jack White, qui rassemblerent probablement le plus de monde... Fatigués ne nous voulions au début même pas aller dans la fosse, puis le concert commence... Un beau gros son nous pousse vers le centre de la foule, puis tres vite le single
STEADY AS SHE GOES, impérial, peut être le moment où la foule bougera le plus dans le festival.. On se demande alors qu'est ce que ce Supergroupe d'Outre Atlantique pourra alors jouer.. Le 2eme guitariste, Brendan Benson des Greenhornes presentent le groupe qui apparait pour la 1ere fois en Europe
'as The Raconteurs', ovation monstre pour le leader des
White Stripes,
'Do u remember me??'... Jack nous aura fait mal ce soir, faire ce qu'il fait à une guitare n'est pas humain, un peu trop pour les petits rockeux que nous sommes, apres un gros son débute une belle intro, celle, nous nous en rendrons compte qu'au bout de deux minutes, du magnifique
'Bang Bang (My baby shot me down)' de
Nancy Sinatra rendu célèbre par
Quentin Tarantino dans
Kill Bill... Une version de peut être 15 minutes, ou 20, on en sait fichtrement rien, le temps s'est arrêté à St Cloud ce soir là
'I was five and he was six, We rode on horses made of sticks, He wore black and I wore white, He would always win the fight...', on plane, oubliant sa cigarette, on croit à un mirage au milieu des volutes de fumée, puis le
BANG BANG, strident surgit, nous tire hors de l'abîme et nous plonge dans une orgie musicale intense, Velvet à la sauce
Jack White, les yeux ecarquillés... Puis vlan, le gros son de détroit, la foule bouge, bizarrement, hypnothisée, n'ayant pas encore compris ce qui venait d'arrivée... Ce soir Jack assume son statut, il est le
Roi du Rock'N'Roll moderne, ni plus ni moins.. Il torture encore sa guitare, 2/3 blues, et puis s'en va, on a rien vu passer...
On erre jusqu'au comptoir, complètement détruit, discutant de l'énormité ce qu'on venait de voir, puis nous dirigeons enfin
Scène de la Cascade vers le last show, Mr
Morissey from
The Smiths sachant que pas grand chose pourrait nous atteindre... Very Classfull
Morissey, malheuresement il ne jouera aucun titre reconnaissable des
Smiths. Seulement nous avons beaucoup trop de respect pour critiquer sa prestation, il était là, moi aussi, honoré de voir ce vieux crooner avec son groupe italien (!) vétu de t-shirt
Play-boy..
'Paris, is the city of lovers, so... where is mine?? 'Un véritable show man, ce soir il fallait être un fan pour réellement apprécier le concert, nous n'en n'étions pas dignes..
'Je m'appele Djan Gavin, quoi? euh Jean Gavin? oh, JEAN GABIN, je suis Jean Gabin !' une sorte de
Sinatra de 50 ans issus de prolétariat anglais des années 80, déchirant sa chémise, et ne prononcant jamais son nom même lorsqu'il presente le groupe "
'and my name is...' MORISSEYYYYY, hurle la foule ' Sacha Distel...' "... Mais attention hein! Je ne dis pas qu'il doit se réorienter vers un one-man-show, musicalement ce fut aussi tres bon, le gong fit trembler le public au sens propre comme figuré, et nous pûmes également aprécier les cymbales...... Enfin nous nous retirons progressivement, avec les dernières images du festival en tête, demain à la même heure ce sera R
adiohead qui jouera, et nous, on sera pas là...
Merci..
Renton, envoyé spécial pour LiveFast07