I BELONG TO THE BLANK GENERATION

I BELONG TO THE BLANK GENERATION
Oyé Oyé LiveFastiens, LiveFasteurs, garçons et filles, nerveux ou amicaux...

Pour bien faire comme tout le monde on écrit un article sur la rentrée, mais nous ne nous lamenterons pas, (enfin un peu quand même, la liberté estivale manque à tout le monde) mais durant nos 2 mois d'absence nous avons rencontré du monde, et pas n'importe quel monde.. Plus ça va et plus on se rend compte que la Corse rocks, on entend parler de 'bars rock' un peu partout, on se fait apostropher en plein bal de village 'toi tu es renton!' pour parler du Velvet Underground et terminer faisant la croix contre une enceinte sur The Wall; on peut aussi se retrouver le nez plein de croutes a discuté d'Oasis dans un bal du Cap avant de danser sur Sympathy for the Devil; se dechainer sur L'Homme Pressé dans une boîte à tendance nationaliste; chanter My Generation au White; être avec Tyler dans le carré V.I.P/acquarium d'une rock'n'roll night pour Karma Police; immiter Robin Friday en peignoir dans les rues à 8h du matin, sirotant du vin blanc; marché pieds nus dans Bastia entonnant Married With Children et croiser un t-shirt des Clash; décider sur un coup de tête de faire une heure de route la nuit, pour finalement passer 2 jours alcoolisés; réveiller un nouveau venu dans la 'LiveFast Community', Sick Boy, notre lieutenant sur la Côte, pour discuter des Doors sur la plage; marcher les pieds dans l'eau, la tête dans les étoiles et se dire que la vie n'est vraiment pas mal... L'été, le rock, la liberté, la vie... Si nous n'avons fait naître une passion que chez peu de gens, nous aurons au moins reussi une chose, contribuer à unir, malgré quelques discordes, une partie des rockeux Bastiais... Quelle belle image de voir tant de têtes connues le 8 aout à Nice, comptant parmi les plus enragées du stade.. Mais la vraie réunion eu lieu à Patrimonio, pour le maître Robert Plant bien sur, dont la prestation marquera notre génération, mais également pour John Butler, que ce soit dans la fosse, au comptoir, à l'entrée, ou à la cabanne qui surplombe le tout.. Merci à tous...
Cette année se promet merveilleuse, l'apothéose, de plus en plus de rencontres interessantes, de plus en plus de rock, de plus en plus de groupes, de plus en plus de fête... Du temps qu'on arrive à ignorer la cargaison de t-shirts mal taillés reçus par Athletes Foot que toute la populasse bastiaise devrait bientôt revétir(bien que le patron, present à Patrimonio n'est apparement pas qu'un bon commerçant opportuniste), et la tendance 'rock' qu' Endemol tente d'insufler à Star Academy, ça devrait aller..
Keep Rockin les amis, et pensez à travailler un (tout petit) peu, quand même hein...

Live Fast Is Back, pour votre bonheur ou votre malheur, et loin de crever...

Live Fast, Die Young, bonne année..

Renton (titre & photo de Velvet Doll)

# Posté le mardi 05 septembre 2006 05:29

Modifié le mercredi 06 septembre 2006 07:55

Steady as she Goes. ReS 06.

Steady as she Goes. ReS 06.
Putain...
Oui, ça pourrait bien resumer l'affaire, mais bon Rock en Seine n'est pas non plus les Rolling Stones et- je me dois de conter cette aventure...
Arrivée Parc de St Clou donc, Mimissiku, Mc Fly & me... on rentre, tout en planquant une bouteille de Maxilase (plus tard brandie face à Tom Meighan) dans le caleçon... ça y est, nous y sommes, 2/3 heures de sommeil dans la vue, la fatigue nous servant de défonce naturelle... Sus au comptoir, 1ere bière d'une longue serie.. Assis dans l'herbe, clope au bec, tranquiles, comptant t-shirts d' Iron Maiden et du BJM (5-6 score final), de tout à cette réunion des rockeux de france, de vieux métalleux, des petits bourges garages, des hippies, des pd, des grunges, des punks... bref, la famille rock au complet, un autre esprit qu'à Nice, peace & love...

Peu avant 15h, direction la Scène de la Cascade pour le lancement du festival et les australiens de Wolfmother... Un choc, ce petit trio rageux n'avait pas plus attirer que ça mon attention à la lecture d'un article dans R&f... Un leader à la coupe afro en folie, Andrew Stockdale, bien comptant d'être là et de jouer pour nous, jouer son rock mix de Led Zep, d' AC/DC avec une pointe de Garage moderne, et des intonations des White Stripes... Malheuresement un public encore trop endormi, en plein soleil et conscient qu'ils en auraient à la fin de cet excéllent show pour encore 7 heures... Ils eurent mériter de jouer un peu plus tard... dommage... Une fan s'en plaindra d'ailleurs 2 heures apres au comptoir, les presentant comme le meilleur groupe de la journée... pourquoi pas...

Enfin nous voici lancés, du rock, du bon, une belle ambiance, un beau festival et vers 17h apres un break de plus d'une heure nous nous dirigeons tels des beaufs vers la Grande Scène et les 'Francophones New Yorkais' de Nada Surf, Clap Your Hands Say Yeah ne débutant qu'à 17h50... Erreur fatale... Merde! Comment voulez vous reussir votre prestation lorsque vous jouez votre meilleure chanson en 2eme, soit le but ultime de cet amas de pop adolescente sans relief? Impossible, alors oui Popular fut tres bonne, mais il ne resta plus qu'à attendre le single Always Love pour ressentir quelque chose... Seul rayon de soleil, la participations de deux trompetistes de Calexico qui apporterent enfin un peu de relief à toute cette guimauve... Allez tirez vous, surtout toi là le bassiste ringard avec tes dreads! Place à Dirty Pretty Things...

DPT, avec ou sans Carl? Avec nous apprendra LF07, seulement les infos sont incompletes, on apprend qu'il ne tiens pas sa guitare, du coup on en discute pendant 30 min délirant sur l'arrivée de Pete sur scène jouant à sa place pour Can't Stand Me Now, puis celle de John Hassal entonant Midnight Flight, bercés par les 'Rock en Clips', Heart in a Cage ou The Denial Twist... Puis enfin, apres les regalges effectués par un batteur warohlien débarque le groupe, Gary tout sourire et Mr Carl Bârat, t-shirt déchiré, sans guitar et le bras bandé par... un drapeau britannique... Puis rapidement Deadwood, la foule en délire, sourires béats, puis en vrac The Enemy, The Gentry Cove, Gin & Milk, des gens tombent (mes lunettes aussi) se relevent, sautent, sont écrasés puis relevés par leurs voisins... tous frères mais alors 'This is a song by The Libertines...' DEATH ON THE STAIRS... poignant, puissant, poignant d'entendre Carl chanté les passages de Pete, un grand moment... le public est épuisé, mais continue de bouger, on entend réclamer 'France' pour une accalmie alors que d'autres en veulent plus, veulent 'Bang Bang...' mais encore Blood Thirsty Bastards et autres tueries, et enfin la ballade ultime... Carlos prend sa guitare malgré tout et je me retrouve alors sur une paire d'épaules 'THE IDEAL GIRL, TO LONDON FROM FRANCE', magique... Une trompette est ensuite brandie, histerie générale 'BANG BANG ! YOU RE DEAD!!, OH IM SO EASILY LEAD!!!' je sauve une vie ou deux hurlant le refrain, Mc Fly offrant des clopes et pour finir I GET ALONG, le bouquet final et le fameux 'FUCK 'EM' repris par des milliers de jeunes pour qui les Libertines representent tant de choses... Gary vient saluer le public, ses baguettes sur la tête, il est le Diable puis rampe le long de la scène tel un chien, se cachant derrière les enceintes, un sourire banania aux lèvres... Un peu sonné on reste là avec un des jeunes gens à qui nous avons sauver la vie, le pur parisien rock comme on l'imagine, sauf qu'il était sympa, trempé et kiffait mon t-shirt.. 'on se retrouve devant Kasabian les mecs!' mouais, on l'aura attendu celui là...

Eux aussi ils nous auront attendu, le temps de se restaurer et de retourner à cette bonne vieille scène de la cascade, Kasabian je les avais vu le 8 août, heuresement que Sir Aschcroft n'était pas present, nous nous serions senti obligés de sprinter completement épuisés... Nous nous incrustons peu à peu dans le publics, direction la 'fosse', assez calme pour le moment, 'Sun Rise, Light Flies', nous le reprenons en 'Sunriise ! Live Fast!' , le concert est lancé, un bon public hooliganien, à la Oasis, on se sent bien au milieu de maillot du Celtic Glasgow qu'on embrassera quelques titres plus tard... Suit Processed Beats, la chanson manquante du set stonien, comme une punition envers ce piètre public... mais à paris le public suit, 'I Tried Beats From This, Processed Beat For a.. Conversation a...' crie un anglais plus histérique que moi... Vient ensuite Reason Is Treason, un Tom Meighan dans la lignée de Ian Brown et Liam puis Club Foot, pogo parfait... Les lads de Leicester remercient le public et entonnent Lost Souls Forever (L.S.F) en final, Meighan en empereur ordonne de reprendre l'air final 'LA LALAAAA LALALALALALA!!!' son peuple s'exécute 'C MON FRANCE SPEAK UP!!!' de plus en plus fort, et 5 bonnes minutes apres le départ du groupe, non pendant bien plus longtemps en fait, certains fans repartant de plus belle au moindre pétage de cable (moi?)...

Une heure de repos bien mérité, comblée par churros et autres nourriture étrange, ainsi qu'une visite au tres beau stand Heineken... 21h15 retour à la Grande Scène, pour les Raconteurs de Jack White, qui rassemblerent probablement le plus de monde... Fatigués ne nous voulions au début même pas aller dans la fosse, puis le concert commence... Un beau gros son nous pousse vers le centre de la foule, puis tres vite le single STEADY AS SHE GOES, impérial, peut être le moment où la foule bougera le plus dans le festival.. On se demande alors qu'est ce que ce Supergroupe d'Outre Atlantique pourra alors jouer.. Le 2eme guitariste, Brendan Benson des Greenhornes presentent le groupe qui apparait pour la 1ere fois en Europe 'as The Raconteurs', ovation monstre pour le leader des White Stripes, 'Do u remember me??'... Jack nous aura fait mal ce soir, faire ce qu'il fait à une guitare n'est pas humain, un peu trop pour les petits rockeux que nous sommes, apres un gros son débute une belle intro, celle, nous nous en rendrons compte qu'au bout de deux minutes, du magnifique 'Bang Bang (My baby shot me down)' de Nancy Sinatra rendu célèbre par Quentin Tarantino dans Kill Bill... Une version de peut être 15 minutes, ou 20, on en sait fichtrement rien, le temps s'est arrêté à St Cloud ce soir là 'I was five and he was six, We rode on horses made of sticks, He wore black and I wore white, He would always win the fight...', on plane, oubliant sa cigarette, on croit à un mirage au milieu des volutes de fumée, puis le BANG BANG, strident surgit, nous tire hors de l'abîme et nous plonge dans une orgie musicale intense, Velvet à la sauce Jack White, les yeux ecarquillés... Puis vlan, le gros son de détroit, la foule bouge, bizarrement, hypnothisée, n'ayant pas encore compris ce qui venait d'arrivée... Ce soir Jack assume son statut, il est le Roi du Rock'N'Roll moderne, ni plus ni moins.. Il torture encore sa guitare, 2/3 blues, et puis s'en va, on a rien vu passer...

On erre jusqu'au comptoir, complètement détruit, discutant de l'énormité ce qu'on venait de voir, puis nous dirigeons enfin Scène de la Cascade vers le last show, Mr Morissey from The Smiths sachant que pas grand chose pourrait nous atteindre... Very Classfull Morissey, malheuresement il ne jouera aucun titre reconnaissable des Smiths. Seulement nous avons beaucoup trop de respect pour critiquer sa prestation, il était là, moi aussi, honoré de voir ce vieux crooner avec son groupe italien (!) vétu de t-shirt Play-boy.. 'Paris, is the city of lovers, so... where is mine?? 'Un véritable show man, ce soir il fallait être un fan pour réellement apprécier le concert, nous n'en n'étions pas dignes.. 'Je m'appele Djan Gavin, quoi? euh Jean Gavin? oh, JEAN GABIN, je suis Jean Gabin !' une sorte de Sinatra de 50 ans issus de prolétariat anglais des années 80, déchirant sa chémise, et ne prononcant jamais son nom même lorsqu'il presente le groupe " 'and my name is...' MORISSEYYYYY, hurle la foule ' Sacha Distel...' "... Mais attention hein! Je ne dis pas qu'il doit se réorienter vers un one-man-show, musicalement ce fut aussi tres bon, le gong fit trembler le public au sens propre comme figuré, et nous pûmes également aprécier les cymbales...... Enfin nous nous retirons progressivement, avec les dernières images du festival en tête, demain à la même heure ce sera Radiohead qui jouera, et nous, on sera pas là...

Merci..

Renton, envoyé spécial pour LiveFast07

# Posté le lundi 21 août 2006 06:58

Modifié le jeudi 28 juin 2007 14:54

Just Call Them Lucifer

Just Call Them Lucifer
Ce fut grand, magique, gigantesque... telement immense que difficilement descriptible... Les Stones c'est tout simplement le rock, aucun autre groupe ne correspond autant à notre musique. Rien n'est conceputellement meilleur que les Rolling Stones, que Mick Mr Devil, que ce pirate de Keith, que l'intriguant Charlie Watts, que le fantasque Ronny Wood... que Bill Wyman, que Mick Taylor, et que Brian Jones... C'est le spectacle, le rock show ultime, tout fan de rock n'ayant pas vu ça a un manque par rapport aux autres... Le Diable et Dieu, l'Enfer et le Paradis... A en faire pleure Likely sur Paint It Black tout ça... Si tout le monde était comme ces 4 gars, le monde s'en porterait bien mieu...

Maintenant vous savez ce qu'il vous reste à faire, enfin j'espère...


Rent' In The Sky, For A Long Long Time...

# Posté le lundi 07 août 2006 06:59

Modifié le jeudi 17 août 2006 09:41

Les Nuits De La Guitare

Les Nuits De La Guitare
C'est magnifique, on devrait tous vivre ensemble, sur une île dans le cap ou sur Pianosa tiens, en communauté à l'ancienne, tous ces gens cools, tous ces rockers vivant en autharcie totale...Mais seulement non, seulement tout ce que l'on peut faire pour l'instant c'est se retrouver tous les ans, ici, à Patrimonio pour les Nuits de la Guitare, et en attendant plus, ben c'est déjà pas mal... Récit de la semaine des LiveFastBoys, lundi, mardi, mercredi et jeudi...
Alors que Phoenix donnait ce soir une representation à Calvi On The Rocks, votre serviteur Renton se trouvait allongé dans la pelouse, clope au bec, suivant vaguement la première partie de la soirée, le Ron Carter Trio, contrebassiste de folie mais qui ne nous retiendra que le temps de 4 titres, par politesse, avant de se retrouver entre autre avec Mc Fly à discuter de Metallica ou d'Oasis un verre de muscat à la main.. Puis enfin, l'arrivée du groupe et de Mr Maceo Parker, 'le saxophoniste le plus funk au monde', un show assez long avec des hommages à James Brown et Ray Charles, puissant, festif 'What D'you Know About Funk??'. Maceo nous a fait bouger plus que d'autres, le concert fut celui que nous avons le moins vu passé, cette belle soirée sera ensuite ponctuée par une entrée dans les coulisses, 'I Love Keith Moon, I Love John Bonham, and I Love YOU, Jamal Thomas! I'm a Drummer too, Cn' I've your sticks please?', lança le Mc Fly ayant au préalable demandé le nom du batteur au sympatique guitariste qui adressait des 'Peace & Love' au public, ajoutant ainsi des baguettes à sa collection comptant dejà les instruments d' Earth Wind & Fire...


...


Ce n'est que par (un heureux) hasard, lors d'une simple recherche sur Youtube que l'indescriptible talent de John Butler parvint à émouvoir mes petits pavillons toujours en quête de nouvelles sonorités.
Seul d'abord puis accompagné de ses deux musiciens surdoués c'est donc par le biais de videos live que le John Butler Trio finit par me dégouter à jamais de me mettre un jour à la guitare slide (et Bjorn Berge n'est pas innocent non plus sur ce coup la).
A force de repasser en boucle la video de l'incroyable "Ocean" et en commençant à en parler à mon petit entourage avide de nouveaux talents (Tyler le premier, impressioné par cette merveille) la nouvelle d'un passage en "Corsica island" n'eut pas besoin de se répeter ben longtemps.
L'opportunité d'aperçevoir en vrai ce magicien de la slide??
Je signe... Et putain je regrette pas...

Back to Patrimonio donc aprés l'incroyable Plant.

Nuit du blues, la première partie est assurée par JJ Milteau, virtuose de l'harmonica, ses trois musiciens (dont l'excellent guitariste Manu Galvin) et la chanteuse Gospell Demi Evans.
Une bonne surprise s'il en est. Un quintet trés sympathique avec entre autres une reprise de Heart of gold de Neil Young et quelques classiques de Mr Ray Charles, quelques titres country entrainants, une voix fabuleuse et c'est dans la poche, le public est chaud...
Un peu trop de parlotte peut-être de la part de Milteau mais qu'importe, le meilleur arrive.

Un génie bien trop méconnu (comme trop souvent pour les génies, vous avez remarqué hein) que cet Australien, roi de la slide, qui a fait ses débuts dans la rue avant de se lancer au travers d'un label indépendant. Le bougre n'usera d'ailleurs de pas moins de quatre instruments différents au cours de sa prestation échangeant volontiers sa slide contre un banjo. La diversité ne l'effraie pas.
Une richesse sonore unique et exceptionelle à mi chemin entre... Trop de styles !! Du blues bien sur mais tellement de consonnances reggae, country, rock ou folk que l'appartenance musicale n'est pas aisement définissable.

C'est et ce sera du Butler un point c'est tout.

Les titres s'enchainent, ceux qui connaissent acclament, ceux qui découvrent sont aux anges, le JBT confirme ou séduit et à cela rien d'étonnant.

Oldman, Zerba, somethin' gotta give, Company sin, Hello et un rappel pour... Ocean !!
L'apothéose, certainement l'une des pièces de guitare slide les plus impressionantes qui soit, une version encore plus aboutie que celle disponible sur youtube... Du grand art.

John en solo impressione, enchante, intrigue, mais que dire des deux musiciens qui l'accompagne ?
Ils apportent l'ultime pierre à l'édifice. Nos applaudissements les conduiront d'ailleurs à nous gratifier de deux solos respectifs. Et la, le JBT est définitivement imposé chez tous.
Un solo de batterie terrifiant qui pour moi à d'ailleurs fait pâle figure à coté de celui de contrebasse, c'est dire !
C'est une certitude le John Butler Trio ce n'est pas que John, non c'est bel et bien un trio, un concentré de talents qui n'a pas dit son dernier mot...

Sgt.Peppers

EN CONSTRUCTION

LiveFast07

Photo voléé à Snow-White, chacun son tour...

# Posté le lundi 07 août 2006 06:57

Modifié le jeudi 28 juin 2007 14:54

In The Court Of The Crimson King

In The Court Of The Crimson King
Durant toute leur carrière, King Crimson publiera bon nombre d'albums, mais jamais plus rien de flamboyant, comment faire pour écrire quelquechose de fort lorsque son 1er opus fait partie des incontournables de l'histoire, des precurseurs, comment avoir encore de l'espoir lorsque l'on commence avec un chef d'oeuvre? In The Court Of The Crimson King est un album merveilleux, 5 titres de 6 à 12 minutes, tous les états, tous les sentiments humains passés en revue durant 43 minutes 51... Un monstre de mise en scène musicale, des harmonies psychopathes, un mur du son tissés par 5 virtuoses...

L'aventure du Crimson débute sous couvert d'une certain modestie, qui incitera le genial trio formé par les 2 freres Giles et l'immense Robert Fripp, à user de leur propres noms pour definir ce qui deviendra un monument du rock bien trop meconnu. Ainsi nait le Giles, Giles & Fripp, nom modeste pour ambition modeste dans un monde rock'n'roll en plein boom, une Angleterre dominée par les monstres Beatles, Stones, Who ou Led Zeppelin.. En 1968 le groupe sort un album qui ne se vendra pas à plus de 600 exemplaires (!), trop conceptuel, de l'étrange pas encore assez rodé, perfectionné pour toucher le grand public.
Ce n'est qu'à la fin de l'année avec l'arrivée de l'ex militaire Ian McDonald, qui fait son entrée dans le groupe quelque peu par hasard, que les faibles pretentions du G,G&F prendront une toute autre ampleur. Cet ancien soldat bien plus soucieux de ses gammes que de ses cartouches a en effet préféré consacrer la plus grande partie de ses 5 années de service à l'apprentissage de nombreux instruments (clavier, saxo...). L'arriveé de ce messie permi également l'entrée dans le groupe du poète Peter Sinfield. Le bassiste Peter Giles, n'étant plus sur de comprendre ce qui se passait quitta ses camarades, Fripp fit alors appel à son ami Greg Lake, qui apportera en plus de sa parfaitre maîtrise de la 4 cordes une voix tres interessante. Naquit alors d'un poème de Sinfield, King Crimson.
Là tout va tres vite, le combo inconnu est engagé pour la 1ere partie des Rolling Stones devant 850 000 british effarés, The Guardian prétendra qu'ils remporterent alors plus de succès que leurs illustres grands frères. Motivés par tant de reconnaissance, mais sans prétention démesurée, le groupe publie à l'automne In The Court Of The Crimson King, qui sans le savoir donnera naissance à un mouvement musical à part entière: le rock progressif, reponse anglaise au psychédélisme américain. Apres ceci tout le monde tous les rockers en herbe voudront durant un long moment jouer du prog, du prog et rien d'autre...

L'album s'ouvre sur le violent 21st Schizoid Man, affolant, aux textes terribles 'Innocents raped with napalm fire', il sera plus tard repris par Noir Desir, lors de leur dernière tournée. On peut imaginer une scène, dans un temple à la défonce, un junkie perdant la tête, et frappant sa compagne dans un délire psychopathe, ce titre peut rendre fou... Son horreur, sa folie se retrouve sur la pochette, qui aidera surement beaucoup au succès de l'album.
Apres la violence, le sang, la terreur inspirée par le 1er titre, l'écoute nous plonge, essouflé, dans un havre de paix, le calme, la plénitude, la douceur 'I Talk To The Wind' ]comme si nous flottions dans les rayons lunaires, les yeux plongés dans le ciel infini, dans l'univers, bercés par cette flûte magique. McDonald devient alors semblable au joueur de Hamelin, il peut nous transporter où il le desire, nous nous retrouvons comme hypnothisés. On sort lavés, purifiés de tout ce que 21st schizoid... avait insuflé de mauvais...
Puis arrive le mythique Epitaph, probablement meilleur titre de l'album, on passe du haut au bas, du spleen à l'idéal, transportés par la voix magique de Greg Lake, transcendant... Puis du jamais vu, dirigé par la flûte, le morceau atteint une harmonie, une musicalité grandiose, un feu d'artifice, tiré (grosse caisse) avant d'explosé (Charleston), merveilleux...
Retour au calme, 'Moonchild', doux, un ballade quasi-enfantine, 'She's a Moonchild... Waiting for a smile from a sun child.', un amour entre deux enfants de l'univers, appaisement total au clair de lune...
Et enfin le point final, In The Court Of The Crimson King, poesie, mélodie harmonieuse, le Roi Crimson se rétire, agenouillez vous, il laisse sa cour apres l'adoubement, la conversion au prog pour un million de sujets... Le souffle coupé. Merci Seigneur.

Renton
(participation de Sgt. Peppers)

# Posté le dimanche 30 juillet 2006 11:33

Modifié le jeudi 28 juin 2007 14:54