Interessons nous aujourd'hui mes amis, au groupe le plus honteusement méconnu de l'histoire, une formation apocalyptique qui (ne) sera probablement (pas) retenue comme l'une des meilleures des 90's:
The Brian Jonestown Massacre de San Francisco.
Ici, nous ne construirons pas un article comme d'habitude, avec date de naissance, chronologie des albums, départs et arrivées du groupes etc... Non, le bjm c'est bien plus que ça, le bjm est un chaos non organisé, une bande de potes, de junkies sur la route qui ne veulent rien de plus que
'jouer du rock'n'roll'.
Mais le bjm c'est quand même tout d'abord le 'Docteur'
Anton Newcombe, génie schizo-paranoïaque accro à l'héroine et bien plus encore. Héros maudit, Anton est tout simplement un grand du rock, un homme capable de jouer de plus de 80 instruments, dont le génie musical lui permet d'arriver carrément à décomposer une chanson morceaux par morceaux, de composer chaque son, chaque partition de son côté en entendant, bien avant l'enregistrement, le resultat final..
Mais le BJM, c'est aussi (et pour certains surtout) le génial
Joel Gion, le
Mr Tambourine Man, qui malgré son rôle musical minime, remplirait une salle à lui tout seul, écrasant par son charisme et sa desinvolture. Il est le mec cool par excéllence, celui qui s'en fout, celui qui ne fait que constater lorsque ses camarades se battent. Ensuite, dernier membre du trio central du groupe, on trouve
Matt Hollywood,
'sozie de John Lennon et d'Harry Potter' (le copain de Ron, le frère de Percy), et sorte de petit frère d'Anton, talentueux bassiste, chanteur et compositeur, mais qui acculé par le gout demesuré de pouvoir de Newcombe n'aura jamais la place qu'il eut mérité.. Niveau membres on s'arrêtera là, par peur de devoir citer une partie trop importantes des camés musiciens de l'underground américain de l'époque, en signalant tout de même le guitariste
Jeff Davies, le clacissime batteur sozie de
Brian Jones, et surtout
Peter Hayes, actuellement leader du
Black Rebel Motorcycle Club.
Le concept du groupe, était, en pleine periode post-grunge, de lancer une grande révolution musicale à travers toute l'Amérique, avec un autre groupe: les
Dandy Warhols de Portland. Les deux groupes, joueront ensemble des années, tissant des liens d'amitiés, nottament en ce qui concerne Anton et le souvent agaçant leader
Courntey Taylor-Taylor, probablement une des rares rockstars à avouer que quelqu'un est meilleur que lui.. Toute sa vie Courtney, accompagné des seuls
Peter Holmestorm et
Zia McCabe tentera de dépasser, de devancer, Newcombe et le BJM:
'il a toujours un coup d'avance, j'invente un truc et je me rend compte... putain, il a dejà fait ça!'. Pendant un moment l'amour reigne, bercés par les cithares, guitares saturées et tambourins des deux formations... On prétend conquérir le monde, dépasser
Oasis à l'époque sur le toit du monde.. Mais relativement vite, leurs visions de la musique et du monde en général diffère, les Dandys attirés par la gloire définiront les californiens comme
'une bande de gosses avec qui on traine tout en savant pertinement qu'ils finiront en prison'. Les Dandys,
'groupe le plus équilibré d'Amérique', sortent leur 1er très bon album avec une major avec un single à la clé '
Not If You Were The Last Junkie On Earth', traitant de Newcombe et ses addictions diverses.. Vexé, voulant exprimé son desaccord avec la vision de ses amis, ce dernier debarquera tout de blanc vétu, une toque sur la tête et des rollers au pied à un concer des Dandys distribuant gratuitement SON dernier single, parodiaque
'Not If You Were The Last DANDY On Earth', tournant Taylor-Taylor en ridicule, '
take my money, take my soul, take my sister... i don't mind!!!'.. S'en suit des ménaces de morts, des petits cadeaux envoyés au groupe de Portland avec nottament une balle de calibre pour chacun d'eux... c'est le clash... Les uns s'envolent vers l'Europe et la gloire, les autres s'enfoncent dans l'Amérique et la misère.
Apres un ultime espoir d'être signer, Anton, d'abord coopératif, sabbote une nouvelle fois l'opération, le public vient maintenant voir le groupe plus pour le buzz parallèle, les émeutes, les coups assénes par Newcombe à chauque fausse note que pour la musique elle même.. Exaspérés, Joel, Matt, et les autres quittent peu à peu le groupe, laissant leur chanteur dans sa misère et sa folie. Alors oui, jouer sans gloire, faire de la musique, du rock'n'roll aurait pu largement suffir, si là Anton trouvait son bonheur, comme longtemps ce fut le cas. Le bonheur est une notion abstraite, la société le prétend synonime de gloire et de consomation, Anton avait choisi autre chose.. Seulement, Anton n'est plus heureux, il devient père, mais apres avoir asséné un coup de pied à un spectateur lors d'une representation miteuse, on lui enlève la garde... Et il plonge, encore plus profond...
Le Brian Jonestown Massacre, qui porte probablement le nom le plus génial depuis le
Velvet Underground (on les a d'ailleurs appelé 'le velvet underground des années 90') peut être considéré comme le dernier, le seul véritable groupe de rock'n'roll, refusant l'industrie du disc, la corruption, et les contrats avec des majors pour longtemps préférés rester à jouer dans des bars miteux, des clubs louches ou même au siège du parti communiste de je ne sais quelle ville lugubre pendant 10 heures et non beaucoup plus de spectateurs.. Et pendant que leurs amis-concurents-adversaires et finalement inverses Dandy Warhols, tournait des clip pour 200 000 $ avec
David LaChapelle, pendant que
Bohemian Like You était repris dans la pub Vodafone, pendant qu'ils jouaient des dans festivals britanniques reprenant en coeur leurs chansons, pendant qu'ils accpetaient les agents véreux, les multinationales se faisan de l'argent sur leur dos et... faisaient quand même de la très bonne musique... le bjm, lui, en etait toujours au même point, se faisait arrêté pour possession de stupéfiants sur une tournée, et semblait être définitivement maudit, condamné à l'anonymat, à la misère, au émeutes dans les bars, et au dictat de plus en plus inquiétant d'Anton renvoyant des membres à tour de bras... Puis... il y a eu
'Dig!'...
Dig! qu'Anton a contesté, Dig! qui même s'il fait pour Likely Lad l'apologie du BJM, les montre quand même aussi dans une image peu reluisante pour le grand public, mais surtout Dig! qui les révela enfin au monde entier... et sans lequel je n'écrirais pas cet article... Alors nous ne parlerons pas de la période post-Dig! (que je ne connais d'ailleurs pas), Anton commence enfin a être reconnu, a tourné dans le monde entier, a donné des interviews, et s'est calmé avec la drogue. Seul Joel est revenu, Matt est retourné à l'anonymat, mais nombre d'artistes ayant gravités autour de Newcombe comme
Miranda Lee Richards et surtout les excéllents
The Warlocks ('Baby Blue', 'Caverman Rock', 'The Dope Feels Good'...) sont maintenant signés sur une major. Récemment le BJM a donné en france l'un de ses meilleurs concerts a rejoué avec les Dandy Warhols, qui continuent une honnête carrière rock'n'roll.
Oui, il est vrai nous avons peu parler de musique à proprement dit avec tout ça, de
Thank God For Mental Illness par exemple album enregistré chez Anton pour 17$36. Bon ça s'entend un peu avouons le, on y trouve de vrais bijoux tels
Stars magnifique ballade, ou le transcendant
Ballad of Jim Jones *
'i walked from new york down from LA' folk, ou Those Memories.. Comme influences Anton cite bien sur Brian Jones, qui a importé la musique indienne, mystique dans le rock'n'roll, mais également les yardbirds, who, hendrix, ou encore jacques brel..
En vrac:
nevertheless; mary, please; servo; cold to the touch; that girl suicide; if love is a drug then i want a od; satellite; i'm not sick but i'm not well; toutounet; i fought the law (clash cover); super-sonic; sound of confusion (30 min? avec 10 de bruits enregistrés dans une rue) ...... and many many more...
'the brian jonestown massacre's music speaks for more than the moment, these are songs for all time.' anton a.newcombe.
Renton